Antonio Bernier est né le 16 novembre
1881 à Saint- Fabien de Rimouski; fils de Émilien Bernier, marchand , et de Aurélie
Garon. Il commença ses études à l'école Modèle du village pour ensuite continuer en
1895, au Petit Séminaire de Rimouski jusqu'en 1898 où il fut diplômé en commerce. La
même année il entra au service de l'Intercolonial Railway comme télégraphiste à
Rimouski, et l'année suivante, la compagnie lui confia le poste de Trois-Pistoles,
position qu'il occupa de 1899 à 1914.
Il se maria le 31 mai 1905, à Ernestine Gaudreau, fille adoptive
de Joseph Bélanger, marchand. Quatre enfants sont nés de ce mariage : Antonia (Mme Dr C.
A. Pinchaud), Dr Cécile (Mme Omer Leclerc), Emilienne (Mme Sylvère Marcotte), Raoul
(Denise Marasse).
Fils de marchand ses aptitudes pour le commerce ne tardèrent pas
à se faire valoir. Il se lança dans le commerce de pièces et accessoires d'automobiles
à Trois-Pistoles en 1914. L'ère de prospérité que créa la grande guerre mondiale de
1914 fit que ce nouveau mode de transport se développa si rapidement que son commerce fut
très prospère dès les premières années. Pour la livraison de sa marchandise sur la
Côte-Nord monsieur Bernier possédait sa propre goélette.
Toujours très actif et très entreprenant, Monsieur
Bernier fonda, en 1917 La Compagnie Électrique de Trois-Pisloles, pour le service
d'éclairage à l'électricité, dont la ville de Trois-Pisloles se porta acquéreur en
1920. Voyant plus loin, Monsieur Bernier transporta en 1922 son florissant commerce aux
numéros 59 et 63 de la rue St-Roch à Québec. Même si Dame Fortune lui souriait
largement à Québec, elle ne réussit pas à lui enlever la nostalgie de sa paroisse
natale; alors il se fit construire un luxueux Chalet à Saint-Fabien sur Mer, qu'il habita
à chaque été avec sa famille durant la période des vacances.
Quelques années plus tard soit en 1927, Mlle Marie-Louise
Martin entreprit la construction de la première chapelle, tout près de la grotte. Toute
la population fit sa part, aidant par tous les moyens possibles à l'érection de cette
chapelle. Son frère Monsieur Jos. Martin aidé d'un charpentier du village, Monsieur
Georges Dubé, se firent architectes bénévoles et en établirent les devis, si bien
quà l'automne de 1927, la chapelle fut debout et couverte. Elle avait bonne
apparence mais il y avait un déficit dans les finances. C'est alors que Mlle Martin
demanda l'aide financière de Monsieur Bernier, qui sous promesse d'un silence
absolu
délia généreusement les cordons de sa bourse et renfloua ce premier
déficit; et il continua ainsi jusqu'à sa mort. On peut dire, avec fierté que c'est
grâce à son aide si notre si belle chapelle a existé sans dette.
Monsieur Bernier a fait de nombreux voyages autour du monde,
visitant chaque État des États-Unis; l'Amérique Centrale, toutes les républiques de
l'Amérique du Sud, tant sur l'Océan Atlantique que sur l'Océan Pacifique; quelques
îles de l'Océan pacifique; les Indes Occidentales et l'Europe.
Monsieur Bernier décéda à Québec, le 28 janvier 1944.
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