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Joseph A. Gendreau est né à Saint-Fabien, le 24 décembre 1895, du mariage de Cyrice Gendreau et Alexandrine Lavoie.

Après ses études à Saint-Fabien, monsieur Gendreau manifestait un goût marqué pour la technique de l'horlogerie. C'était l'époque où l'ancienne montre de poche et sa traditionnelle chaîne en or, constituait l'objet de luxe le plus convoité. Le jeune Gendreau se dirige chez le maître horloger qui, lui ayant reconnu certaines aptitudes, consent à l'accepter comme élève et à l'initier aux secrets de son art.

À peine avait-il achevé sa formation, que l'horloger en herbe décide d'aller poursuivre des études qui le conduiront à l'École d'Optométrie de Montréal. Diplômé de cette école, promotion 1920, il est admis à la pratique et accepté comme membre de l'Association des Optométristes de la Province de Québec. Il revient dans sa paroisse natale où il pratique sa profession intensément. On ne comptait alors que deux optométristes dans le territoire du Bas-Saint-Laurent. Devant l'affluence des demandes de services venant de l'extérieur, monsieur Gendreau ouvre successivement des bureaux aux chefs-lieux des contés avoisinants ( Rimouski, Mont-Joli, Matane, Amqui, Trois-Pistoles et Cabano), où il se rend chaque mois, rencontrer des clients qui le connaissent et qui l'attendent.

Monsieur Gendreau était en outre propriétaire de la première bijouterie à Saint-Fabien qui, incidemment, est l'un des commerces dans la paroisse qui ait été opéré par la même famille pendant plus de cinquante (50) ans. Reconnu comme un horloger habile et fiable, monsieur Gendreau excellait aussi dans l'art de réparer et de remettre à neuf d'anciens bijoux de valeur et de vielles pièces d'orfèvrerie mutilées ou déformées.

Ce travail d'artisan qu'il exécutait comme passe-temps, dans ses moments de loisirs, fut sans doute, à l'origine de "La Galvanoplastie Gendreau enr." Petite industrie qu'il fonda vers 1929. Dans cet atelier, unique dans son genre à l'Est du Québec, on se faisait une spécialité de réparer, dorer, ou argenter les objets du culte, tels que les calices, ciboires, ostensoirs, chandeliers, candélabres, etc. L'essor rapide que connut cette industrie dans le Bas-Saint-Laurent, montre bien que celle-ci répondait alors à un besoin. En effet, il n'est probablement pas une seule église ou chapelle publique dans les diocèses de Rimouski et Gaspé, où on ne compte pas quelques ouvrages de la Galvanoplastie Gendreau. Après une dizaine d'années d'opération, monsieur Gendreau décida de vendre les intérêts qu'il détenait dans ce commerce pour se livrer entièrement à la pratique de sa profession.

Sur le plan social monsieur Gendreau fut un citoyen très actif. Il fut conseiller municipal de 1938 à 1940. Il présida aux affaires de la Corporation scolaire pendant dix-neuf (19) ans, soit de 1938 à 1957. Au cours de cette période, deux (2) écoles, primaires et secondaires ( St-Stanislas et St-Eugène) furent construites. Une troisième (3ième ), (Chanoine Pelletier) était en voie de réalisation lorsqu'il se retira de la vie publique.

Enfin il fut l'un des principaux artisans de la réalisation d'un projet jugé ambitieux au début, mais qui se concrétisa en 1949, par la construction d'un édifice municipal, entièrement à l'épreuve du feu, destiné à faire un centre des principaux services publics. On y logea le Bureau de Poste, les bureaux de la Caisse Populaire, les bureaux et la salle de la Corporation Municipale, ainsi que les bureaux de la Corporation Scolaire.

Monsieur Gendreau eut un premier mariage avec Annette Côté, un fils (Marc-André comptable à Rimouski, époux de Élianne Chrétien).

D'un second mariage avec Marie-Luce Lebel, il eut sept (7) enfants: (Lucien, médecin à Rimouski, époux de Blanche Croft, infirmière; Alice, infirmière, épouse du docteur Claude Paulin de Montréal; Raymond, agent manufacturier à Rimouski, époux de Gisèle Deschênes; Estelle, religieuse à la Communauté des sœurs du Saint-Rosaire à Rimouski; Georges-Henri, agent d'immeubles à Rimouski, époux de Denise Ouellet, aussi agent d'immeubles; Thérèse, infirmière, épouse de Pierre Dion, avocat à Montréal; Marius, courtier en immeubles, époux de Nicole Poupart, économiste au Conseil du Trésor à Ottawa.

Monsieur Gendreau maintiendra les disponibilités des services d'Optométrie jusqu'à son décès en 1959.

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